[Comité de Direction Ligue] L'analyse de Foot-Occitanie.com

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Le constat 

Un communiqué, émanant des délégations de vote réprésentant les clubs de District de cinq instances départementales de notre Région, ont demandé une Assemblée Générale avec, pour ordre du jour, la révocation éventuelle du Comité de Direction en exercice de la Ligue.

Ces 40 représentants ont le pouvoir de près de 40% des voix totales de l'Assemblée Générale de la Ligue si on se réfère aux textes en application.

La chronologie

3 février, Montpellier : le comité directeur se réunit en séance plénière, en présence du Président et du Vice-Président de la Ligue du Football Amateur, qui se sont déplacés pour l'occasion.

A l'ordre du jour notamment, le fonctionnement de la Ligue et le remplacement du Président Martin malheureusement disparu.

Constat est fait par M. le Président de la LFA du fonctionnement de la Ligue, nous citons quelques extraits du procès verbal officiel, afin de rester objectifs : "Monsieur DEBARBAT fait part de l’inquiétude des instances fédérales en raison du fait que la mise en place organisationnelle et structurelle de la Ligue post-fusion telle qu’elle doit être semble être au point mort ; et évoque à ce titre, plusieurs constats effectués par la FFF qui peuvent porter atteinte au bon fonctionnement général de la Ligue et nuire à son image. Monsieur DEBARBAT précise que ces constats sont inacceptables en l’état, qu’il en va de l’intérêt supérieur du football et que la FFF pourrait, en cas de situation inchangée dans les mois à venir, intervenir dans le fonctionnement, notamment en nommant un administrateur. (...). Ce fonctionnement-là est inacceptable : il faut absolument se mettre en ordre de marche (...) Après quelques longues minutes, M. MARC DEBARBAT intervient alors : on peut en parler pendant des jours, vous ne vous écoutez pas. Quel que soit la personne qui prendra la tête vous n’arriverez pas à travailler ensemble. Une solution est la démission collective du Comité Directeur et aller vers de nouvelles élections. Dans cette entrefaite la ligue sera administrée par une personne de la FFF, tutelle de la fédération."

En ce qui concernance la Présidence de la Ligue, ce jour là, le comité directeur semble divisé. Les statuts disent, que pour pourvoir au remplacement du poste de Président en cours de mandat, il doit être proposé, à l'Assemblée Générale, parmi les membres du comité Directeur en exercice. Certains veulent passer au vote de suite, d'autres pas... Devant ce constat, rendez vous est donné au 17 février, avec dépot de candidature préalable et présentation des projets.

17 février, Castelmaurou : Deux candidats se sont déclarés avant le 14 février, date convenue du dépôt des candidatures. M. Couailles, président du District 31 et M. Glaria, président du District 32. L'ensemble des 31 membres du Comité de Ligue sont présents ou représentés.

Après une présentation des deux candidats de leurs projets, à égalité de temps de parole (un gros quart d'heure), les modalités du vote sont présentées.

Le vice-Président de la LFA, revenu pour l'occasion, précise, toujours selon le procès verbal officiel : « J’ai entendu vos paroles, j’espère que lorsqu’une majorité se sera dégagée, tout le monde saura respecter ce vote »

Le Comité Directeur passe au vote. M. Glaria l'emporte 17 voix contre 14 à M. Couailles. Un courte majorité donc. Conformément aux statuts, c'est donc M. Glaria qui doit être présenté lors d'une prochaine assemblée générale extraordinaire à fixer.

6 mars, Castelmaurou - M. Charrançon, Président Délégué de la Ligue, communique publiquement, et sur courrier à en tête de la Ligue. Il informe du vote démocratique qui est intervenu le 17 février, présente dans ce courrier le parcours de M. Glaria et appele les clubs à être "dans la lignée de la décision du Comité Directeur lors de la prochaine Assemblée Générale".

Il termine son courrier par "Il faut multiplier ce qui nous unit et dépasser ce qui nous divise".

16 mars, Montpellier - Un huissier de justice se présente au siège social de la Ligue, afin de notifier que, conformément aux statuts, au moins un tiers des voix, soit : les représentants des clubs de Districts de cinq instances locales demande la tenue d'une assemblée générale extraordinaire.

Que va t-il se passer ?

Conformément aux Statuts, une Assemblée Générale Extraordinaire va être convoquée. Cette A.G. devra se prononcer ou non, sur la révocation du Comité de Direction.

  • CAS A : la révocation n'est pas prononcée. Le comité directeur reste en exercice et propose lors d'une autre A.G., le candidat désigné : M. Glaria
  • CAS B : la révocation est prononcée. Le comité directeur et donc destitué en intégralité, et une nouvelle A.G. élective doit être tenue pour procéder à l'élection de 20 membres indépendants, dont 4 dits "des familles".

En clair, deux assemblées générales dans tous les cas, l'ordre du jour de la seconde dépendra du résultat de la première.

Statuts actuels, qui vote :

- Les clubs de niveau Ligue (représentant au total 40% des voix)

- Les représentants des clubs de District, déjà désignés par les A.G. de district d'Eté 2017 (représentant au total 60% des voix environ)

Notre analyse

La gouvernance actuelle de la Ligue et l'image de notre football régional en ressortent pour le moins mises à mal.

En ce qui concerne les clubs de niveau District : si les statuts actuels semblent convenir pour l'approbation de textes règlementaires au niveau du mode d'élection, afin de soulager les bénévoles, il nous parait opportun, pour ne pas dire crucial, de prendre en compte l'avis des clubs de District, qui sont au nombre d'un millier environ et représentent 79% des clubs de notre région, or :

- aucun n'a reçu la moindre information sur la situation,

- aucun n'a été consulté par les délégués censés les représenter sur cette affaire qui engage directement la politique générale de notre Ligue et chaque club affilié.

En ce qui concerne les clubs de Ligue : l'importance accordée aux délégations de vote semble disportionnée dans le mode de structin actuel. En effet, les plus de 300 clubs de Ligue, directement électeurs, représentent, les deux secteurs confondus, environ 40% des voix de l'assemblée. Rappelons que seulement 40 membres des délégations viennent de demander la convocation de cette assemblée générale avec, sensiblement, le même poids que tous nos clubs régionaux.

Un constat : un membre de la délégation de vote du Gard Lozère a pouvoir pour plus de 100 voix. A titre de comparaison, les clubs de Montpellier Hérault, Toulouse Football Club et Nîmes Olympique comptent, tous trois réunis, pour moins de 80 voix.

Ainsi, et sans prendre parti pour qui que ce soit, et sans étudier le fond du problème, il nous apparait capital, afin de pas entretenir ce sentiment d'éloignement entre les instances et les clubs, de nous attacher à la forme.

Dans les statuts types des Ligues et Districts rédigés par les services compétents de la Fédération Française de Football, il est laissé choix aux A.G. des Ligues de choisir, en ce qui concerne la composition de leurs Assemblées soit :

- de permettre à chaque club affilié de disposer directement de son droit de vote, au prorata du nombre de licenciés qui le composent (1 voix par tranche de 20 à ce jour)

- de faire représenter les clubs par une délégation.

Au vu de la situation conflictuelle règnant depuis cette fusion des régions, devant cette demande d'organisation  urgente d'une A.G. Extraordinaire et des éléments décrits ci-avant, appelons à demander, afin de chaque club puisse s'exprimer, à la modification de l'article 12 relatif à la composition de l'Assemblée Générale.

Il convient, à notre sens, de rétablir le contact direct entre les clubs et notre instance régionale au plus vite, afin qu'un débat démocratique puisse enfin s'installer entre tous les acteurs de notre football régional, et qu'il en ressorte enfin une situation appaisée et propice à la construction du football régional de demain.

Nous précisons de plus, que le football lozérien ne sera directement représenté que par son seul club de Ligue : Mende.

En effet, les représentants des clubs du 48 n'ont pas pris part aux candidatures dans le District Gard Lozère, et pour cause : il avait été procédé à la création du District de Lozère, avec décision de délégation de vote. Cette décision, et donc la représentation de ce département est devenue caduque depuis le refus du Bureau Exécutif de la LFA d'acter la création de ce District fin 2017...

Nous laissons à chacun la possibilité de réagir et de s'exprimer sur le sujet au 06.71.00.98.74. Tout communiqué sera publié sur ce site web.

Pour une transparence complète, veuillez trouver les liens ci dessous des différents documents cités dans cet article :

 

Mis à jour le samedi 17 mars 2018 13:39